Comprendre l’économie et l’histoire de notre époque

Dans un cadre d’Etudes supérieures ou de simples interrogations il est intéressant de lire quelques ouvrages concernant tant l’économie que l’histoire de notre époque.

En cette période de vacances d’été 2013 propice aux distractions variées, à la fête, la bonne humeur, la convivialité de barbecue, l’activité sportive ou à la détente, au ressourcement d’eaux minérales ou de bières de l’Abbaye, mais aussi propice au temps disponible pour la réflexion, nous vous proposons 5 ouvrages permettant d’élargir les horizons de pensée et d’approfondissement des connaissances avec des textes sortant tous des chemins et lieux communs généralement diffusés par les nombreux systèmes d’informations classiques et officiels.

Ensuite, il restera à chacun de décrypter, d’analyser et de tenter, par vous-même, de mieux appréhender ce monde dans lequel nous vivons.
Qui dit vrai ? Qui dit faux ? Où se situe la Vérité ?
Il n’appartient qu’à vous d’en faire le tri en séparant le bon grain de l’ivraie pour peut-être approcher le Saint Graal, enfin tout au moins le vôtre.

Nous vous souhaitons de bons instants de lectures, de bonnes analyses et globalement de bonnes vacances.

livres

 

Série Economie
Enquête sur la loi du 3 janvier 1973
Pierre-Yves Rougeyron – Editeur Le Jardin des Livres

Enquête sur la Loi du 3 janvier est un livre choc. Il montre, point par point, comment la France a été mise en esclavage par la dette avec juste un simple texte anodin. Il montre comment l’élite des hautes fonctionnaires a renoncé, pas à pas, à la Nation française, à son âme et à son indépendance. C’est l’histoire des manipulations successives, organisées et pilotées pour ne profiter qu’à une seule entité : les banques privées. Grâce à cette loi, la France a été conquise sans bruit, sans une balle tirée et sans aucune résistance : chaque semaine, ce sont 4 nouveaux milliards, empruntés par l’État pour payer retraites, salaires et aussi… intérêts de la dette, qui s’ajoutent aux 1800 milliards déjà dus, alors qu’au même moment 800 emplois industriels sont détruits chaque jour. Ce livre est le récit de la pire trahison de l’Histoire de France.

Série Economie    
La dette publique, une affaire rentable : A qui profite le système ?
André-Jacques Holbecq, Philippe Derudder, Etienne Chouard
2e édition – Editions Yves Michel

«Il faut réduire la dette !». On crie à la faillite ! Tel un père qui demande instamment à ses enfants d’aller ranger leur chambre, notre gouvernement nous dit : «Assez de cette gabegie ! Il est temps de devenir sérieux, remettez vos prétentions sociales au tiroir, l’heure est au travail et aux économies».

Ce qu’on ne nous dit pas, c’est qu’il y a une quarantaine d’années, l’État français n’était pas endetté, à l’instar de la plupart des autres nations, d’ailleurs. En moins de quarante ans nous avons accumulé une dette colossale qui avoisine les 1600 milliards d’euros ! Pourquoi ? S’est-il produit quelque chose qui a fait que l’on ait soudain besoin de recourir à l’emprunt, alors qu’auparavant on se suffisait à nous-mêmes ? Et si tel est le cas, qui en bénéficie vraiment ? Qui émet la monnaie ?

Les auteurs :
André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder nous disent les vraies raisons de la dette et dénoncent les mécanismes destructeurs scrupuleusement occultés. Vulgarisateurs de la «chose économique», leur but est de permettre aux citoyens de «savoir», afin qu’ils ne se laissent pas impressionner par les épouvantails que l’on agite sous leur nez. Afin de comprendre surtout que nous avons tout pour relever l’immense défi humain et écologique de notre temps et que la dette et l’argent ne sont que «vrais-faux» problèmes.

André-Jacques Holbecq, «économiste citoyen», est très impliqué dans le mouvement altermondialiste depuis plusieurs années.

Philippe Derudder, Son expérience de chef d’entreprise l’a conduit à s’interroger sur les contradictions du système. Il démissionne alors et partage depuis lors le fruit de ses recherches et expériences dans ses livres, conférences et ateliers.

Etienne Chouard a été un des principaux artisans, par son blog, de la prise de conscience ayant mené au NON au Traité Constitutionnel Européen en 2005.

Extrait de la préface d’Etienne Chouard
Tous les citoyens devraient parfaitement connaître les mécanismes élémentaires de la création monétaire et de la dette publique : notre émancipation politique et économique dépend directement – et inévitablement – de notre émancipation monétaire. A ce simple titre, ce livre est important et pourra sans doute changer votre compréhension du monde, comme il a changé la mienne.
J’étais, en 2005, tout entier consacré à l’analyse de nos institutions (françaises et européennes) ; j’avais compris, cette même année, que ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, que tous les abus de pouvoir étaient rendus possibles par la malhonnêteté des processus constituants. Je discutais sur mon forum des grands principes d’une bonne Constitution, et nous écrivions sur le wiki une Constitution d’origine Citoyenne, ce que j’appelle le site du «Plan C».
J’avais donc commencé à construire un outil – que je crois inédit et prometteur – pour une prochaine émancipation générale. Mais je négligeais complètement, par ignorance, un point absolument essentiel, un point à cause duquel toute solution politique semble effectivement interdite. André-Jacques Holbecq est venu un jour sur le forum du Plan C et a créé un fil étrange dont le titre était «Reprendre la création monétaire aux banques privées»…
La réaction fut rapide et le fil de discussion est devenu un des plus actifs et riches du site : nous progressons tous ensemble assez vite sur ce sujet décisif et méconnu : ce sont les banquiers privés qui maîtrisent le pouvoir politique, et la maîtrise privée de la création monétaire est un verrou diabolique qui interdit en profondeur tout droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Par habitude, par ignorance, par négligence, nous acceptons sans le savoir une profonde servitude non nécessaire : il n’y a rigoureusement aucune raison d’abandonner la création monétaire aux banques privées.
Ainsi, des sommes considérables, celles des intérêts de toute cette création monétaire privée, sont retirées depuis des décennies à la collectivité française, dans la plus grande discrétion et sans la moindre justification politique ou économique, et sans le moindre débat public sur le sujet.

Mémoires/Culture
L’argent de l’influence : Les fondations américaines et leurs réseaux européens
Ludovic Tournès – Editions Autrement

Dirigé par Ludovic Tournès, professeur d’histoire des relations internationales à l’université Paris-Ouest Nanterre La Défense et chercheur à l’Institut des sciences sociales du politique (CNRS). Avec les contributions de Frédéric Attal, Kenneth Bertrams, Diane Dosso, Nicolas Guilhot, Helke Rausch, Pierre-Yves Saunier, Marie Scot.
Du début du XXe siècle à la chute du mur de Berlin, les grandes fondations philanthropiques américaines (Carnegie, Rockefeller, Ford, puis Soros) n’ont pas cessé d’être présentes en Europe et d’y tisser de multiples réseaux dans les milieux intellectuels, scientifiques et politiques. Fondées par de grands industriels symboles du capitalisme américain, ces fondations sont à la fois porteuses d’un projet de société libérale et partisanes d’une régulation des excès du capitalisme. Du fait de ces objectifs contradictoires, la nature de leurs actions en Europe dépend du contexte géopolitique : avant 1914 et pendant l’entre-deux-guerres, elles jouent le rôle de ciment entre les milieux pacifistes européens et américains ; avec la guerre froide, elles embrassent la bannière de la lutte contre le communisme. Présentes là où l’Etat américain ne l’est pas encore, ne l’est plus ou ne veut pas l’être officiellement, elles occupent une place à part dans la diplomatie américaine, dont elles ne contredisent jamais formellement les orientations, mais par rapport à laquelle elles s’accordent un degré d’indépendance plus ou moins important selon le contexte international. Rassemblant les meilleurs spécialistes, l’ouvrage met en scène la diversité des actions des fondations américaines en Europe tout au long du XXe siècle. Alors que leur fonctionnement et leurs objectifs restent souvent objet de fantasmes, on les verra opérer sur le terrain et constituer des réseaux denses et durables.

Série Essais-Documents
Gouverner par le chaos
Collectif  – Editeur Max Milo

Comment devenir les maîtres du monde ? En centralisant l’ordre et le pouvoir autour d’une minorité et en semant le désordre dans le peuple, ramené au niveau de pantins paniqués. La méthode ? L’ingénierie sociale: infiltration des esprits, analyse de nos moindres faits et gestes, contrôle des comportements à distance, marketing de l’intime et autres réjouissances qui font de nous des bons consommateurs.

Ce texte prolonge l’essai politique insurrectionnel signé du Comité invisible et attribué aux inculpés dans l’affaire de Tarnac. Publié d’abord sur le web et y ayant suscité  » enthousiasme débridé ou agacement hystérique » (Le Nouvel Observateur), il a été pour cette édition revu et corrigé par les auteurs. Volontairement anonymes, ceux-ci prônent une résistance constructive: « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer. »

Extrait

Dans un article du 19 novembre 2008 paru dans le quotidien libération, le philosophe Giorgio Agamben récapitulait ainsi les débuts de l’affaire dite «de Tarnac» : «À l’aube du 11 novembre, 150 policiers, dont la plupart appartenaient aux brigades antiterroristes, ont encerclé un village de 350 habitants sur le plateau de Millevaches avant de pénétrer dans une ferme pour arrêter neuf jeunes gens (qui avaient repris l’épicerie et essayé de ranimer la vie culturelle du village). Quatre jours plus tard, les neuf personnes interpellées ont été déférées devant un juge antiterroriste et « accusées d’association de malfaiteurs à visée terroriste ».»
Cagoules et armés, les policiers et gendarmes ont rondement mené leur opération, déroulée sous le nez des journalistes, prévenus à l’avance, et d’une population locale choquée par la mise en scène intentionnellement spectaculaire et traumatisante. Âgés de 23 à 34 ans, les neuf individus arrêtés dans leur sommeil se retrouvaient mis en examen par le ministère de l’Intérieur pour avoir pris part à des sabotages de lignes de trains de la SNCF. Un ouvrage politique, intitulé l’insurrection qui vient, rédigé par un «Comité invisible» anonyme mais attribué à ce groupe, sert de pièce à conviction aux policiers. On peut y lire des appels à la désobéissance civile et au sabotage des instruments du pouvoir, ce qui rattache ce texte à la mouvance qualifiée d’ultra-gauche, laquelle serait grandement susceptible de passer à l’acte, toujours selon le ministère.

Série Histoire politique
La fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale
Pierre Hillard – Editeur François-Xavier de Guibert

Lorsqu’on parle d’un  » think tank « , on pense tout de suite à une institution américaine. On ignore souvent la puissance des fondations allemandes et leur capacité d’influence sur les politiques définies au sein de la communauté euroatlantique. Tel est le cas de la Fondation Bertelsmann, adossée à la grande entreprise du secteur de l’édition et des médias. Forte de plus de 300 collaborateurs, la Fondation est capable d’intervenir sur tous les grands sujets qui intéressent les acteurs de la mondialisation. Outre un engagement dans le domaine de la santé, il est peu de débats concernant l’avenir de l’Union européenne auxquels elle n’ait pas imprimé sa marque. Dans un contexte de tensions entre les Etats-Unis et l’Europe, la Fondation Bertelsmann se voit un rôle de médiatrice. Mais, ce qui l’intéresse surtout, comme le montre l’auteur, c’est d’imaginer les contours d’une  » gouvernante mondiale « . Alors même que la Fondation a largement contribué au consensus transatlantique des trente dernières années, la crise actuelle sert à la Fondation à rebondir : jamais, plaide-t-elle, on n’avait eu autant besoin de cadres globaux pour la communauté internationale. Cette enquête, remarquablement documentée, éclaire bien des décisions politiques des années récentes.