Les milliardaires Chinois sont pourtant de plus en plus nombreux…

chinois

Hier, ma soeur qui restaure un appartement à Paris, jetait toute sa cuisine ainsi que tous ses meubles Ikea, sauf si on souhaitait en récupérer tout ou partie.

Comme nous restaurons actuellement une fermette dans le grand ouest parisien, dans laquelle toute la cuisine est entièrement à changer, cela tombait à pic pour jouer les récupérateurs et les déménageurs, ce qui fut fait.

Le soir venu, j’étais épuisé et totalement intoxiqué par la poussière et la pollution parisienne lors de ces nombreux trajets.

Petite anecdote

Vers 17h, le gardien de cet immeuble, où réside ma soeur, situé dans le XVieme arrondissement, sort les poubelles.
En fait, cela ressemble à des wagonnets en plastique vert, qui font près d’un mètre trente de hauteur, sur 1,5m de longueur et 70 cm de large. Il y en avait une bonne dizaine.

Il se trouve que j’étais sur le trottoir à ce moment-là, car nous en étions à l’arrimage de la première camionnette du déménagement.

C’est alors, que je vois arriver deux « chiffonniers » Chinois, tirant un petit charriot comme en possèdent encore les vieilles ménagères pour faire leurs courses.

Les deux chinois ouvrent alors les containers et se s’activent à farfouiller dans les différents sacs poubelles.

Très intéressé, je m’approche de l’un d’eux et demande à ce chiffonnier très occupé par ses recherches ce qui l’intéresse principalement comme type de matériaux.
Le « chinetoc » (appellation populaire mais non péjorative) me fait un grand sourire un peu béat avec deux dents à la Bugg’s Bunny, qui n’ont à coup sûr jamais vu une brosse à dents de leurs vies. Des dents ayant tristement une étrange ressemblance avec celles déjà vues chez des ragondins, d’une teinte assez indéfinissable mais se rapprochant de la palette des ocre et orange.

Situation bien que jugée assez repoussante pour beaucoup, je tente cependant de lancer une courte conversation en m’enquérant gentiment, mais manifestement il ne parlait pas un mot de français, son acolyte non plus.

Fort déçu de cet échec, je reviens vers la voiture et, à cet instant, je vois un autre groupe composé de trois chiffonniers chinois qui arrêtent leurs activités de fouille pour prendre pose et fumer une clope.

Je m’approche tranquillement d’eux et les salut espérant des échanges plus fructueux que précédemment. Mais là aussi, aucun des trois ne parlait un mot de français, encore moins d’anglais. Quant à moi, le mandarin m’est plus que mystérieux, à part les mandarines à la Noël et le cantonais je le réserve précieusement pour le riz.
Mes tentatives emprises de contact humain, de cordialité et de curiosité, sont donc tombées comme une lettre morte, même de A à Z.

C’était la première fois que je j’assistais à une telle scène particulière de chiffonniers fouilleurs chinois; scène particulière car « jouée » par des chinois, ce qui pour moi était de très loin une activité habituelle.
Les chinois ont non seulement razzié bon nombre de bureaux de tabac, de restaurants et autres petits commerces en région parisienne, mais ceux-ci squattaient aussi le métier de chiffonnier.

Comment en sont-ils arrivés-là ? Comment sont-ils arrivés chez nous ? En France la vie est chère, et plus encore à Paris, et ils ont l’air si pauvres en paraissant aussi si incultes.

Je dois avouer qu’à bien y réfléchir, je n’ai pas de réponse.

A moins de penser qu’en Chine, comme dans tous pays, plus les milliardaires deviennent nombreux, plus ceux-ci créent non pas de la richesse mais plus de pauvres ?

La taille des gâteaux n’augmente pas, ce sont les parts de gâteau qui diminuent pour le nombre…

(D’après une petite histoire vécue et racontée par Cyrille)