un ancien cadre d’Al-Qaïda suspecte le leader de l’État islamique Abou Bakr Al-Baghdadi d’être un agent de la CIA

Le Cheikh Nabil Naïm, un ancien membre d’Al-Qaïda, suspecte le leader de l’État islamique Abou Bakr Al-Baghdadi d’être un agent de la CIA

Lors d’un entretien avec la chaîne arabe Al Mayadeen, basée à Beyrouth, l’un des anciens cadres d’Al-Qaïda revient sur son parcours au sein du réseau terroriste et sur les raisons de son départ de « ce mouvement takfiriste et qui n’a plus rien à voir avec les préceptes de l’islam », selon ses mots :

« Al-Qaïda n’est plus qu’un mouvement composé d’ignorants, de takfiristes qui ne sont même pas aptes à comprendre l’islam contrairement aux débuts du mouvement qui a combattu contre la Russie pour la libération de l’Afghanistan et qui ne disposaient pas de l’idéologie takfiriste. »

« Plus proches de Gengis Khan que de Mahomet »

Le Cheikh Naïm revient également sur la création de l’État islamique en Irak en 2006, ancêtre du « califat » d’Abou Bakr Al-Baghdadi. D’après lui, l’ex-EIIL suit la même idéologie qu’Al-Qaïda, tous deux étant inspirés du « livre le plus dangereux dans le monde, Manifeste de recherche et d’apprentissage de Sayed Imam Chérif ».

Pour l’ancien jihadiste, ce livre « n’adopte pas les préceptes du prophète Mohamed et du Coran, mais plutôt les techniques de guerre de Gengis Khan, qui consistent à raser un village entier afin d’avertir les autres cités de leur arrivée ». De même, il rappelle que l’État islamique dispose d’un livre, La gestion de la sauvagerie, qui valide leur droit de tuer les « impies » ainsi que ceux qu’ils considèrent comme apostats. Nabil Naïm réfute ce procédé et les mouvements takfiristes qui s’attaquent à « toutes les personnes qui ne sont pas d’accord avec eux ».

« Al-Baghdadi est un agent américain »

Quand à Abou Bakr Al-Baghdadi, le cheikh affirme qu’il est « un agent américain » qui aurait été libéré par les États-Unis et que ces derniers lui auraient même versé 20 à 30 millions de dollars pour constituer des camps d’entraînement.

Ces propos du cheikh Naïm rejoignent ceux de l’ancien employé de l’agence de sécurité américaine, Edward Snowden, qui avait déclaré qu’Abou Bakr Al-Baghdadi et les services britanniques et américains auraient collaboré ensemble pour la création de l’EIIL.

Pour rappel, le cheikh Naim est connu pour avoir été le leader historique du mouvement jihadiste islamique en Égypte et était accusé d’être impliqué dans l’assassinat du président égyptien Anour Al-Sadate. Après son passage par Al-Qaïda, il est revenu en Égypte en 1994 et a été emprisonné jusqu’à la chute du régime Moubarak. Après sa libération, il a décidé d’adopter une position pacifique loin de toute violence.

Nabil Naïm, ex-chef de guerre du Djihad islamique égyptien, a longtemps combattu au côté de Ayman al-Zawahiri, le successeur d’Oussama Ben Laden. Il a accepté de parler à notre journaliste. Un entretien exceptionnel avec un ancien membre du groupe dont sont issus un certain nombre de cadres d’al-Qaïda, et qui permet de mieux comprendre la trajectoire du nouveau chef du mouvement terroriste à l’origine du 11 septembre 2001.

C’est la première fois que «Cheikh Nabil» parle. Cet ancien membre du service «action» du Djihad islamique égyptien a aussi été instructeur dans l’un des premiers camps d’Al-Qaïda en Afghanistan. Il a croisé la route de Ben Laden et a été un ami proche d’Ayman al-Zawahiri son successeur qu’il a connu au Caire, avec qui il a partagé la même cellule de prison, les mêmes villas à Peshawar, au Pakistan, et à Khartoum, au Soudan. Depuis sa sortie de prison en mars dernier, « Cheikh Nabil » a refusé de s’exprimer, par crainte d’attirer l’attention. Vendredi 6 mai, il était à la mosquée «Al-Nour», au Caire, parmi une foule de salafistes qui rendait hommage au martyr… Ben Laden. Après avoir proféré quelques insultes devant l’ambassade américaine, il nous invite à boire le thé place Tahrir, lieu emblématique de la révolution égyptienne. Après vingt ans de prison, dont neuf en cellule d’isolement, il se targue de n’avoir jamais donné un seul nom. Peu avant sa sortie de prison en mars dernier, ses tortionnaires [aujourd’hui devenus pompiers, nous dit-il, comme beaucoup de membres de la police politique] dressaient ce constat amer: «On lui a mis autant d’électricité que pour faire marcher le métro et il n’a jamais parlé! Il n’en vaut plus la peine.»

1. LES DÉBUTS AVEC AL-ZAWAHIRI

A quand remonte votre amitié avec al-Zawahiri ?
En 1979, j’étais djihadiste à Alexandrie. Un fou du Takfir Wa Hijira [un groupuscule concurrent encore plus extrémiste que le Djihad islamique] m’a agressé avec un sabre, je l’ai tué, mais je m’en suis sorti avec une grosse blessure au poignet. Ayman al-Zawahiri, qui militait dans la même organisation que moi, en a entendu parler, m’a invité au Caire pour me soigner. Nous sommes devenus amis. Il avait 28 ans et moi 23. Il m’a proposé de rejoindre son groupe.

La cellule dite de “Maadi” qui projetait un coup d’Etat militaire pour instituer en Egypte un régime islamiste ?
Oui, c’est cela. Notre chef était Essam Qamari.

Selon le journaliste et expert Lawrence Wright, cet ancien militaire se servait dans les arsenaux égyptiens et entreposait des armes dans un appartement loué par al-Zawahiri…
Au départ, c’est chez moi que les armes étaient entreposées! Quand un de nos Frères, qui connaissait la cachette, a été arrêté, nous avons transféré les armes dans l’appartement loué par Ayman. Il y avait alors 50 000 balles, 400 bâtons d’explosifs de fabrication russe et 165 roquettes de RPG.

Quand aurait dû avoir lieu ce coup d’Etat ?
En 1982 ou en 1983, mais l’attentat contre le président Anouar al-Sadate [octobre 1981] a bousculé nos plans. Il a engendré d’énormes vagues d’arrestations et nous avons dû renoncer à notre projet.

Vous souvenez-vous de l’arrestation d’Ayman al-Zawahiri ?
Ayman était chez lui. Ils l’ont interpellé alors qu’il s’apprêtait à prendre un avion pour la France. Ce jour-là, j’étais avec notre chef Essam Qamari. Quand il a téléphoné chez les Zawahiri pour prendre des nouvelles, c’est soi-disant Hussein, le frère d’Ayman, qui a répondu. Il lui a dit que le voyage en France était repoussé puis a insisté pour voir Qamari. En fait, c’était un flic. Je le sentais. J’ai voulu dissuader Qamari d’aller au rendez-vous qu’il lui avait lui-même fixé le lendemain à 18 heures au “lieu habituel”.

Comment les policiers connaissaient-ils le “lieu habituel” ?
Ayman leur a dit.

C’est donc vrai qu’il a parlé sous la torture…
Oui. Après l’arrestation de Qamari, j’ai fui, mais partout où je me cachais, je retombais sur la police. Je me suis battu trois fois pour leur échapper. Après quarante jours de cavale, je me suis réfugié chez un ami dans le delta du Nil. Les flics l’ont su et m’ont arrêté.

Vous vous retrouvez alors en prison avec al-Zawahiri. Etait-ce lui le chef ?
Non, il n’y en avait pas vraiment. Al-Zawahiri était notre porte-parole parce qu’il parle très bien anglais.

Quels souvenirs gardez-vous de ce premier séjour en prison ?
Nous avons beaucoup parlé et prié avec Ayman. Je me souviens que c’est là qu’il a appris le Coran par cœur. Par la suite, il l’a oublié. Moi, je m’en souviens parce que je l’ai appris plus jeune, c’est pour cela qu’Ayman m’appelait “Mawlana” [“notre imam”]. C’est moi qui disais la prière. Je l’appelais “docteur”. Il a passé trois ans dans cette prison, moi sept. J’étais accusé d’avoir tué quatorze policiers pendant les accrochages.

En 1987, Ayman al-Zawahiri rejoint Ben Laden qui a établi une base à Peshawar au Pakistan d’où il envoie ses combattants arabes faire le Djihad contre les Russes en Afghanistan. L’opération financée par le régime saoudien est soutenue par les Américains. Ben Laden est alors épaulé par l’ex-djihadiste palestinien Abdallah Azzam, à la fois son mentor et, comme lui, un pion du régime saoudien. Le 11 août 1988 à Peshawar, les deux hommes et Ayman al-Zawahiri créent Al-Qaïda, première organisation dédiée au Djihad mondial.

2. LA NAISSANCE D’AL-QAÏDA

A votre sortie de prison, en 1988, qu’avez-vous fait ?
Je suis d’abord resté au Caire, mais il était devenu impossible de poursuivre mon activité. Comme tous mes frères, j’étais fiché et surveillé. J’ai alors créé une imprimerie clandestine pour des ouvrages de référence sur le Djihad, qui me servait aussi à faire de faux papiers pour les djihadistes. Je disposais d’exemplaires vierges. Une équipe de spécialistes s’occupait de coller des photos. Je suis ensuite devenu le responsable du recrutement des combattants égyptiens pour le front afghan. Je les envoyais en Arabie saoudite où ils étaient pris en charge avant de rejoindre le Pakistan.

Quand avez-vous, à votre tour, gagné Peshawar ?
En 1989, je crois.

Ayman al-Zawahiri était-il déjà responsable du “bureau” ?
Non, pas encore. Je peux vous le dire, nous habitions dans la même villa! C’est Abdallah Azzam qui gérait les opérations. Ayman était chirurgien pour le Croissant vert. Ben Laden jouait surtout un rôle de financier et passait le plus clair de son temps en Arabie saoudite.

Comment al-Zawahiri est-il devenu le chef du “bureau” ?
Un jour, nous avons été infiltrés par un agent des renseignements saoudiens qui est parvenu à dérober les passeports des combattants logés dans des villas et à les confier à ses supérieurs à l’ambassade d’Arabie saoudite. Les djihadistes ont exigé que leur chef, Abdallah Assam, les récupère, mais il n’a rien fait. Il disait que ce n’était pas grave!

Car il roulait pour les Saoudiens…
Les combattants se sont énervés et là-bas il n’y avait que le langage des armes qui marche. Alors ils ont voulu le liquider. Finalement, Ben Laden est intervenu et a décidé de confier la charge du bureau à al-Zawahiri.

Et plus tard Abdallah Assam a quand même été liquidé par un attentat à la voiture piégée [24 novembre 1989].
Oui.

Revenons à votre arrivée à Peshawar. Quel était votre rôle dans l’organisation ?
Je suis d’abord parti au front, en Afghanistan. Pendant deux mois, j’ai participé au siège d’un aéroport tenu par des Russes. J’ai campé dans une galerie de 500 mètres de long dans les montagnes. Ensuite, je suis devenu instructeur dans le camp d’entraînement “Djihad Wam”, près de Khôst.

Le même camp que le repenti al-Fadl décrit aux enquêteurs américains en 2002. Il leur a justement parlé d’un instructeur égyptien…
Ah oui? Je me souviens de lui, il venait de Khartoum. J’avais entendu dire qu’il avait collaboré. Les Américains ont dû lui promettre des millions de dollars et, au final, comme toujours, une fois qu’ils avaient ce qu’ils voulaient, lui remettre un passeport et 50 000 dollars…

En quoi consistait l’entraînement ?
Chaque jour mes hommes tiraient 30 roquettes au RPG: 10 le matin, 10 le soir et 10 dans la journée, sur des cibles amovibles, des bidons, tirés par des 4 x 4 qui roulaient dans les montagnes. Ils devaient viser les barils à 70 mètres. Makkawi, l’ancien colonel des forces spéciales égyptiennes qui nous encadrait, m’a dit qu’ils étaient mieux entraînés que dans l’armée!

Comment motiver vos troupes après le retrait des Russes d’Afghanistan [février 1989] ?
Avec l’embargo des Américains sur l’Irak, il n’était pas difficile de trouver des volontaires pour le Djihad.

D’où venaient-ils ?
Dans mon camp, il y avait surtout des Yéménites et des Saoudiens. Autrement, il y avait de tout. Même des Chinois! L’un d’eux avait étudié à l’université Al-Azhar, au Caire, il parlait arabe et partait souvent dans sa région [le Xinjiang, peuplé par les Ouïghours, un peuple turcophone et musulman] pour recruter des combattants. Je les trouvais beaucoup trop jeunes, mais ils juraient être étudiants. J’ai su plus tard qu’il n’y avait même pas d’école dans leur bled! C’était des enfants cachés par leurs mères dans les montagnes… Parmi les combattants, je me souviens d’un petit Jordanien qui s’entraînait au camp Farouk. Il nous regardait avec admiration et ne payait pas de mine: il s’appelait al-Zarkaoui…

Début 1990, après le retrait de l’armée Rouge d’Afghanistan, l’opération de Ben Laden perd le soutien des Américains et des Saoudiens. La majorité des djihadistes rentrent chez eux, quittant Peshawar, où il ne restera plus que 2 à 3 000 combattants surtout originaires des provinces russes d’Asie Centrale et de Chine. A Djedda, Ben Laden cherche un avenir à Al-Qaïda, il propose aux Saoudiens que ses troupes occupent le sud du Yémen communiste, de défendre le Koweït contre Saddam Hussein. A ses armées de combattants formés en Afghanistan, le prince Turki Al-Faycal préfère les GI américains. Ben Laden se brouille avec lui et quitte l’Arabie saoudite définitivement en avril 1991.

3. LA RENCONTRE AVEC BEN LADEN

Quand avez-vous rencontré Ben Laden ?
Début 1991. Je suis allé en Arabie Saoudite pour le pèlerinage à la Mecque. Ben Laden m’a reçu chez lui dans une maison très simple, juste meublée avec des tapis et des coussins. Il était entouré de deux de ses fils, d’un Libanais et d’un Saoudien. Pour éviter d’attirer l’attention, nous avons prié chez lui plutôt qu’à la mosquée. Il m’a dit qu’il avait entendu parler de moi et qu’il voulait que je retourne à Peshawar. J’ai répondu que ma place était au Caire. Depuis l’attentat contre le président du Parlement [Rifaat Al Mahgoub, le 12 octobre 1990], la répression contre les islamistes était terrible, d’autant que les Américains, qui n’avaient plus besoin de nous, avaient donné l’ordre de nous liquider. J’avais alors 2 000 hommes sous mes ordres et devais exfiltrer les principaux chefs qui se faisaient abattre les uns après les autres. Tout était devenu plus compliqué. Pour les transits nous ne pouvions plus utiliser notre base en Arabie saoudite mais celle d’Istanbul. Au cours de cette année 1991, j’ai quand même réussi à envoyer 270 combattants vers Peshawar, dont 80 avec des faux passeports.

Comme al-Zawahiri ne remettait plus les pieds en Egypte, quel était votre mode de communication ?
On se retrouvait au Soudan tous les trois mois. J’y suis allé six fois en tout. Nous habitions chez un ami à Khartoum, dans la même maison dans le quartier Shambat.

Comment étaient vos rapports avec les Soudanais ?
Bons. Lors de mon dernier séjour, j’ai rencontré un lieutenant soudanais, au club des forces armées de Khartoum. Il voulait que nos combattants exécutent les opposants du Sud-Soudan réfugiés en Egypte. J’ai refusé et je lui ai conseillé de demander aux djihadistes palestiniens. Je crois que c’est ce qu’ils ont fait…

Fin 1991 votre aventure s’achève, comment s’est déroulée votre arrestation ?
Au Caire, un soir, je rentrais dans ma cachette, les policiers ont coincé ma voiture et ils m’ont tiré dessus. J’ai été transféré à l’hôpital, puis dans la prison du Scorpion.

Comment a évolué le Djihad islamique égyptien après votre arrestation ?
Pendant deux ans l’organisation a continué de tourner. Puis al-Zawahiri a commis l’erreur de la confier à Magda Salem. Je le détestais, il était limité intellectuellement, et je le savais prêt à parler. J’avais averti Ayman, mais il s’est laissé convaincre. C’est son gros défaut, il n’est pas assez dur. Il est bon, brillant et sympathique, mais il cède facilement lorsqu’on insiste. Ce n’est pas un leader. Magda Salem a commis d’énormes erreurs qui ont entraîné l’arrestation de 800 membres du groupe! En janvier 1993, le Djihad islamique égyptien était décimé. Al-Zawahiri m’a fait savoir qu’il regrettait son choix. En réaction aux arrestations, il a commandité l’attentat contre l’ambassade d’Egypte au Pakistan [en novembre 1995, 15 morts], puis a cessé toute opération en Egypte.

Pensez-vous qu’il ait joué un rôle dans l’organisation des attentats du 11 septembre ?
D’après les informations que j’ai eues en prison auprès de djihadistes, il n’a été averti qu’au dernier moment. C’est Khalid Cheikh Mohammed qui a planifié l’attentat. Ben Laden l’a seulement financé.

Où pensez-vous que se trouve al-Zawahiri aujourd’hui ?
Sûrement dans les zones tribales, à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan. Il parle couramment le pachtoune. Là-bas, il n’y a ni acte de naissance ni plaque d’immatriculation. Je pense qu’il est bien là-bas.

24 juin 2011 – Sources : TelQuel.ma & Paris Match
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Chaque musulman porte en lui le souvenir de la persécution de la première communauté musulmane, encore naissante à la Mecque, lorsque le Prophète Muhammad lui-même (saw) recommanda à ses disciples menacés d’aller trouver refuge auprès d’un « Roi chrétien juste » : à savoir le Négus, en terre d’Abyssinie. Les individus qui s’en prennent aujourd’hui à des innocents et saccagent des lieux de culte trahissent les valeurs authentiques de l’Islam.

Je ne comprends pas pourquoi plus de dignitaires musulmans courageux ne condamnent pas catégoriquement – comme l’ont fait 100 imams anglais de toutes les écoles de pensée – les dérives des ces individus qui n’ont de religieux que les apparences.

La vérité est que la version wahhabite de la religion subventionnée par les pétrodollars des pays et politiques iniques du Golfe a créé beaucoup de problèmes pour la communauté musulmane, de Karachi à Tombouctou en passant par Bruxelles, Londres, … Au point de menacer aujourd’hui l’existence même des pays qui les ont aides hier… Les musulmans devraient appeler a la paix et à l’unité, non seulement entre eux mais aussi avec tous les hommes et toutes les femmes de bien à travers le monde au lieu de tomber dans le piège des divisions et de la haine que proposent ces groupes extrémistes sans foi ni loi qui se jouent de l’ignorance des masses musulmanes et sans projet d’avenir pour leur peuple, si ce n’est celui de publier des images de leurs crimes sur Facebook ou Twitter…